« Exhortez-vous les uns les autres, et édifiez-vous l’un l’autre, comme vous le faites aussi. » (1 Thessaloniciens 5:11)

Son nom était Joseph, mais il était aussi « surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation » (Actes 4:36). Joseph. Barnabas. Cela devait faire de lui « Jo, l’encourageur ». Est-ce que cela ne serait pas merveilleux d’être une personne tellement encourageante que vos amis vous appellent « l’encourageur » ?

La courage c’est la décision de faire face à une menace qui peut être effrayante. Le courage trouve sa source dans l’espoir — un espoir dans quelque chose de plus grand que ce que nous craignons sur le moment.

Le découragement s’installe quand notre espoir s’affaisse. Nous commençons alors à céder à nos craintes. Quand cela nous arrive, et cela arrive souvent, nous avons besoin de recevoir une bonne dose d’espoir. C’est ce qu’est l’encouragement. Barnabas était l’un de ceux qui diffusaient cet espoir autour de lui, ce qui aidait ceux qui le côtoyaient à continuer à combattre le bon combat de la foi (1 Timothée 6:12).

Nous avons besoin de personne telle que Barnabas autour de nous. Nous avons besoin de nous-mêmes être des Barnabas.

Un flux constant de découragement

Nous vivons dans un monde plongé dans le découragement. Ce que ce monde sait bien faire c’est critiquer, mépriser et corriger. Ces choses sortent bien plus facilement de la bouche que l’encouragement et l’exhortation, car le coeur humain corrompu est rempli d’orgueil (Matthieu 12:34).

Par nature, nous sommes extrêmement critiques les uns envers les autres. Nous avons même fait de la « critique » une profession. La grande majorité des analyses que nous pouvons entendre sur les personnes, les idées, les organisations ou les gouvernements, que ce soit dans la presse, sur les blogs ou à la table d’à côté, sont négatives. Il y a bien sûr des choses qui ont besoin d’être critiquées et corrigées. Mais cette surabondance de négativité est largement due au fait que l’oeil d’un coeur humain corrompu et rempli d’orgueil est particulièrement doué pour voir les faiblesses, les travers, les erreurs et les péchés des autres. Il les cherche et il s’en réjouit. Il peut même en voir là où il n’y en a pas. Pourquoi sommes-nous comme cela ?

De manière ironique, l’une des raisons est que nous sommes tous en train de chercher de quoi espérer pour nous-mêmes. N’oublions pas que le courage prend sa force dans l’espoir, et que le découragement s’installe quand l’espoir s’affaisse. Ainsi, nous, hommes pécheurs, nous sommes à l’affut de n’importe quelle raison qui pourrait diminuer notre propre découragement et la culpabilité que nous avons envers nos propres erreurs et péchés. Et quand notre foi dans l’Évangile de la grâce du Dieu de l’encouragement (Romains 15:5) est absente ou défaillante, nous regardons aux erreurs et aux péchés des autres afin de nous sentir mieux.

Nous ne devrions pas être surpris. À quoi pouvions-nous nous attendre d’autre d’une culture qui vit dans un monde sous la coupelle du diable (1 Jean 5:19) ?

Et nous ne devrions même pas être surpris quand l’église tombe également dans cette négativité. Le péché qui habite en nous nous fait tendre vers cela, sans compter que les chrétiens sont sous l’assaut constant de forces spirituelles mauvaises (Éphésiens 6:12). Un discernement critique est donc nécessaire si nous voulons survivre spirituellement.

Mais dans le chaos de cette bataille, nous pouvons facilement nous blesser les uns les autres avec ces critiques, et oublier que l’encouragement est aussi quelque chose de nécessaire si nous voulons survivre spirituellement.

L’encouragement est une affaire spirituelle

L’encouragement est donc quelque chose de très spirituel. Si nous voulons encourager quelqu’un, nous aurons à nous battre contre Satan ainsi que contre notre propre péché pour le faire.

Le diable est constamment en train de nous décourager. Il est « l’accusateur de nos frères, qui les [accuse] jour et nuit devant la face de notre Dieu » (Apocalypse 12:10). Ses sujets sont également souvent en train de lancer des « traits enflammés » de condamnation, de jalousie et de mépris vers nous (Éphésiens 6:16). Nous devons leur résister (1 Pierre 5:9) !

De plus notre nature pécheresse a plutôt tendance à vouloir décourager les autres. Elle cherche sa propre exaltation plus que toute autre chose. Elle se réjouit avec arrogance quand elle voit chez les autres la faiblesse et le péché. L’orgueil est à l’origine de pourquoi tant de choses que nous pouvons penser, dire ou entendre à propos des autres sont négatives.

Mais le « Dieu de l’encouragement » (Romains 15:5) nous a donné des armes pour combattre ces ennemis : « l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu » (Éphésiens 6:17). La bible a été écrite « pour notre instruction, afin que, par la patience et la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance » (Romains 15:4). Et quand nous aurons cette espérance, nous aurons alors du courage.

Un appel à être des Barnabas

Joseph a été surnommé Barnabas très probablement parce qu’il avait un oeil aiguisé pour voir la grâce de Dieu dans tout ce qui pouvait arriver. Peu importe les controverses théologiques ou les persécutions ou les crises financières ou les critiques ou les ratés, Barnabas gardait un espoir constant en Dieu. Quand quelque chose menaçait de décourager ses amis, il devait sans cesse leur rappeler les promesses de Dieu d’une telle manière que leur courage reprenait vie.

Et c’est ce que nous voulons être. Nous avons besoin d’être des Barnabas.

Les Barnabas sont des personnes imbibées de la Parole de Dieu (Psaume 119:11), ce qui les rend capables de marcher et de parler par l’Esprit (Galates 5:16). Quand ils parlent, ils vont avoir envie de communiquer des paroles qui sont « propres à édifier utilement », et qui font « du bien à ceux qui les entendent » (Éphésiens 4:29).

Ce n’est pas un simple appel à arrêter de penser de manière critique et à être gentil les uns avec les autres. Après tout, Barnabas, le modèle de l’encouragement, était aussi quelqu’un qui avait du caractère et de la personnalité. N’oublions pas qu’il s’est opposé à Paul concernant Marc (Actes 15:36-39). Mais il était caractérisé par cet esprit d’encouragement et non par un esprit combatif ou critique.

Ceci est donc un appel pour chacun d’entre nous à cultiver un état d’esprit pour encourager où que nous soyons. C’est un appel à devenir des Barnabas, des personnes étranges qui sont tellement habituées à encourager que cela devient une partie de leur identité. Les Barnabas répandent de la grâce sur tous ceux qui les écoutent. Ils diffusent l’espérance à ceux qui sont découragés.

Si vous voulez, comme moi, devenir des Barnabas, une des meilleures choses et des plus pratiques que j’ai lu sur le fait de s’encourager les uns les autres est le livre Praticing Affirmation de Sam Crabtree. Sam est un Barnabas et c’est aussi quelqu’un qui sait former des Barnabas.

Mais devenir un Barnabas commence par demander au Dieu de la consolation de nous transformer en des fils d’encouragement qui possèdent le discernement de l’Esprit de telle sorte que quelque soit la personne avec laquelle nous interagissons aujourd’hui, nous la laissions plus encouragée que nous l’avions trouvée.

« C’est pourquoi consolez-vous les uns les autres par ces paroles » (1 Thessaloniciens 4:18).

Article traduit par Daniel Zuwala. © 2018 Desiring God Foundation. Site web : DesiringGod

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