Beaucoup de personnes croient à tort que le christianisme consiste simplement en un nouvel ensemble de règles auxquelles nous devons obéir. Plus récemment, à cause d’une emphase de plus en plus répandue sur le fait d’avoir une vie missionnaire, c’est maintenant la liste du bon missionnaire qui détermine notre justice personnelle. Dans ces deux cas, les personnes se sentent au final plus comme des esclaves spirituels que comme des enfants de Dieu ayant été libérés par l’Évangile.

Cela est dû au fait que nous croyons facilement au mensonge de ce monde qui nous dit que notre identité vient de ce que nous faisons plutôt que de ce que Dieu a fait. Nous oublions par là que nous sommes des êtres humains.

Au commencement, quand Dieu a créé l’humanité, il nous a créés à son image et à sa ressemblance et a déclaré que nous étions très bons. Adam et Ève auraient pu vivre le restant de leur vie en croyant et en se reposant dans l’oeuvre et dans la parole de Dieu pour eux.

Malheureusement, Satan est venu et a remis en question l’oeuvre et la parole de Dieu à leur égard. Il les a convaincu de mettre leur confiance dans leurs propres oeuvres. Cela a marqué le début d’un changement radical. Nous sommes passés d’une justice basée sur la foi (une identité basée sur la foi dans la parole et dans l’oeuvre de Dieu) à une justice basée sur les oeuvres (une identité basée sur les mensonges du diable et sur la foi dans nos propres oeuvres).

Cette attitude ne s’est hélàs pas arrêtée à Adam et Ève. Nous avons tous cette tendance à entrer dans ce raisonnement. Nous passons du statut d’êtres humains à des humains qui faisont en croyant aux mensonges que Satan nous dit à propos de Dieu et de nous-mêmes, et en croyant que ce sont nos oeuvres qui déterminent notre personne.

Le problème est que nos oeuvres sont loin d’être parfaites.

Si nous mettons notre confiance dans nos oeuvres nous courrons forcément à la catastrophe. Si notre identité vient de ce que nous faisons, nous serons alors remplis d’orgueil quand nous allons réussir, et nous allons être remplis de honte quand nous échouerons. Et tout comme Adam et Ève, nous essaierons de couvrir nos manquements par les feuilles de vigne des bonnes oeuvres ou nous nous cacherons derrière le buisson de la culpabilité et de la honte.

Malheureusement, pour beaucoup, c’est ce que le christianisme est devenu pour eux : une activité missionnaire à accomplir ou une façade religieuse derrière laquelle se cacher.

L’Évangile nous offre quelque chose de bien meilleur. Dans l’Évangile, il nous est dit une nouvelle fois que Dieu a fait une grande oeuvre et qu’il a prononcé de bonnes paroles envers nous. Jésus est celui qui est pour nous cette bonne oeuvre et cette bonne parole.

Par la foi dans la vie, et la mort, et la résurrection de Jésus-Christ, nous sommes ce que nous sommes. C’est-à-dire des personnes qui sont pardonnées, aimées, acceptées, déclarées bonnes – non à cause de nos oeuvres, mais à cause de l’oeuvre que Dieu a fait au travers de Jésus-Christ. Dieu dit de nouveau que nous sommes « très bons » parce que Jésus, qui est ce second et meilleur homme, est maintenant notre identité.

La parole de Dieu est vraie et son oeuvre est très bonne.

L’Évangile ne nous appelle pas à une modification de notre comportement ou à une liste de choses à faire pour être un bon missionnaire. L’Évangile nous appelle à une transformation de notre identité et à une liste des choses qui ont déjà été faites. Notre identité est basée sur la foi en qui Dieu est et dans ce qu’il a fait par Jésus pour faire de nous ce que nous sommes maintenant.

Nous ne faisons pas ce que nous faisons afin de devenir quelqu’un. Nous faisons ce que nous faisons parce qu’en Jésus-Christ nous sommes déjà ce quelqu’un. Nous sommes une nouvelle création en Jésus-Christ afin que nous pratiquions les bonnes oeuvres que Dieu a préparé à l’avance pour nous (Éphésiens 2:10). Parce que nous sommes en Christ, nous agissons comme Christ.

Nous faisons ce que nous faisons parce que nous croyons ce qu’il a fait. Nous l’aimons parce que nous avons été aimés par lui en premier. Nous le servons parce que nous avons été servis par lui en premier. Nous sommes en mission, non principalement parce que cela va plaire à Dieu, mais parce qu’il a déjà envoyé son Fils en mission, ce qui nous rend déjà agréables aux yeux de Dieu.

Nous lui sommes agréables au travers de la personne de Jésus qui a aimé, qui a servi et qui est mort à notre place. Tout ce que nous faisons provient de ce que nous croyons à propos de Dieu et de son oeuvre. Cette réalité ne nie pas la réalité de faire de bonnes oeuvres ou de vivre une vie missionnaire ou d’avoir ce désir de plaire à Dieu. Mais au contraire elle produit ces bonnes oeuvres et nous pousse à vivre une vie missionnaire.

Nous n’avons pas besoin de faire quelque chose pour devenir quelqu’un, mais nous faisons et nous voulons faire à cause de ce que Dieu a fait en nous et pour nous, à cause de ce que Dieu est et sera pour Dieu, et à cause de ce que nous sommes dès à présent en Christ.

Essayez de penser de cette manière : Ce que Dieu a fait pour nous, il veut maintenant le faire par nous pour le monde.

C’est notre identité en Christ qui nous conduit à faire des choses pour Christ par sa puissance.

Article traduit par Daniel Zuwala. © 2018 Desiring God Foundation. Site web : DesiringGod

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