Dieu avait destiné [Christ] […] afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus. Romains 3:25-26

L’histoire de la conversion de Martin Luther illustre un point important. Il avait failli être frappé par un éclair, et avait alors fait le voeu de devenir moine. Mais en tant que moine, il était totalement incapable de trouver la paix avec Dieu. Il avait cherché Dieu au travers des différentes moyens que l’église de ces temps-là lui enseignait – par les bonnes oeuvres, via l’intercession des saints, dans la confession et l’absolution, dans le mysticisme. Et en plus de tout cela, il avait été désigné pour étudier et enseigner la Bible à l’université.

Mais écoutez plutôt comment Luther décrit quelques années plus tard une expérience décisive dans sa vie. Écoutez comment il a pu voir et recevoir Christ pour qui il est réellement.

Je désirais ardemment comprendre l’épître de Paul aux Ro- mains, mais je butais sur une expression, « la justice de Dieu », parce que je pensais qu’elle se référait au fait que Dieu est juste et qu’il punit de manière juste les impies. Ma situation personnelle était telle que, malgré le fait d’être un moine sans reproches, je me tenais devant Dieu en tant que pécheur troublé par ma propre conscience, et n’ayant aucune assurance que mes efforts l’apaiseraient vis-à-vis de mes péchés. Ainsi, je n’aimais pas ce Dieu juste et en colère, mais j’éprouvais plutôt de la haine et je murmurais contre lui. Cependant, je m’accrochais aux paroles de Paul et je voulais vraiment comprendre ce qu’il voulait dire.
Nuit et jour je méditais sur ces paroles, jusqu’à ce que je puisse voir la connexion entre la justice de Dieu et la déclaration que « le juste vivra par la foi ». Alors je compris que la justice de Dieu est cette justice par laquelle, par grâce et par pure miséricorde, Dieu nous justifie par le moyen de la foi. Je me sentis alors naître de nouveau et entrer dans le paradis.

Dans le monastère, Luther était arrivé au bout de lui-même. Il avait connu ce désespoir de vouloir être sauvé par ses propres oeuvres. Mais par la grâce de Dieu, il n’avait pas abandonné son désir et son espoir. Il avait fixé son attention vers le seul endroit où il espérait trouver de l’aide – la Bible. Dans son témoignage, il nous dit, « Je désirais ardemment comprendre », ou encore, « Je voulais vraiment comprendre », ou encore, « Nuit et jour, je méditais ».

En d’autres termes, Dieu avait préparé Luther à voir la réelle signification de Christ et à l’accepter en suscitant dans son coeur un profond et puissant désir de consolation et de rédemption qui ne peuvent être trouvées qu’en Christ.

Et c’est ce que Dieu fait toujours de nos jours encore et encore. Il est possible qu’il le fasse également avec vous pendant cette période de l’avent, en vous faisant connaître, de manière gracieuse, cette frustration d’une vie qui n’est pas centrée sur Christ et en vous remplissant de désirs qui ne peuvent pas être satisfaits par ce que le monde offre, mais uniquement par la personne de Jésus.

Quel merveilleux cadeau de Noël ce serait ! Que toute la frustration que vous connaissez dans ce monde puisse vous pousser à aller dans la Parole de Dieu. Ce serait tellement bon, ce serait comme marcher vers le paradis.

Article traduit par Daniel Zuwala. © 2018 Desiring God Foundation. Site web : DesiringGod

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