Un matin, lors d’une de nos dévotions matinales, j’ai demandé à mes enfants, « Quels sont les versets dans la Bible qui vous donnent de l’espoir ? »

L’un d’entre eux était embarrassé, « Je ne sais pas… ». Puis un sourire s’esquissa sur son visage. « Attends », dit-il, « Jésus pleura ».

« Tu as raison », lui dis-je. Il fut surpris. Le plus petit verset de toute la Bible – deux mots, onze caractères – nous donne beaucoup d’espoir.

Jésus pleura

Lazare, l’ami de Jésus était mort (Jean 11:14). Avant sa mort, Jésus avait appris que Lazare était sérieusement malade. Il avait sciemment retardé son départ de deux jours. Et quand il était finalement arrivé, Martha, la soeur de Lazare était venue vers Jésus et lui avait dit, « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort ; mais je sais que, maintenant même, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera » (Jean 11:21-22).

Puis, Marie était venue vers et lui avait dit la même chose. Jean écrit alors, « Quand Jésus vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, il frémit en son esprit, et fut ému ; et il dit : Où l’avez-vous mis ? Ils lui répondirent : Seigneur, viens et vois. Et Jésus pleura » (Jean 11:33-35).

Jésus avait retardé son voyage dans un but bien précis. Il savait qu’il ressusciterait Lazare d’entre les morts (Jean 11:15). Alors, pourquoi a-t-il pleuré ?

Un sauveur affecté par nos malheurs

Jean Calvin écrit ceci au sujet de Jean 11 :

Jésus nous donne ici la preuve qu’il éprouve de la sympathie. La raison de ce sentiment est, selon moi, exprimé par l’évangéliste quand il dit que Christ vit que Marie et ses compagnons pleuraient. Néanmoins, je n’ai aucun doute sur le fait que Christ contemplait quelque chose de plus grand, c’est-à-dire, l’état général de misère dans lequel se trouve toute la race humaine. En effet, il savait très bien ce que le Père lui avait demandé de faire, et pourquoi il avait été envoyé dans le monde, à savoir, afin de nous libérer de tout mal.

Et tandis qu’il a effectivement accompli cela, il veut nous montrer qu’il l’a accompli avec bienveillance et empressement. C’est-à-dire, quand il est sur le point de ressusciter Lazare, et avant de lui accorder une grande délivrance, par le frémissement de son esprit, par sa forte émotion et par ses larmes, il nous montre qu’il est très affecté par nos malheurs comme s’il les avait lui enduré. (Commentaires Biblique de Calvin)

Jean 11 n’est pas le seul passage qui nous parle des larmes de Jésus. Ésaïe décrit le Messie comme un homme de douleurs : « méprisé, délaissé des hommes, homme de douleurs et connaissant la souffrance » (Ésaïe 53:3). Hébreux nous dit, « C’est lui qui, pendant les jours de sa chair, ayant offert avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été délivré de sa crainte » (Hébreux 5:7). En Matthieu, Jésus se lamente également sur Jérusalem, « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes, et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ; et vous ne l’avez pas voulu ! » (Matthieu 23:37).

Il effacera toute larme

Le fait que Jésus pleura signifie que notre Sauveur connaît et comprend notre douleur. Il a lui-même expérimenté l’agonie dans ce sombre monde. Il a été rejeté, trompé, abandonné, moqué, maudit, tenté, méprisé. Comme Hébreux 2:18 nous le dit, « Car, ayant été tenté dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés ».

Notre Seigneur est aussi rempli de compassion envers nous. Il est affecté par notre malheur. Il entend nos cris et nous écoute quand nous crions à lui (Psaume 116:1). Il connaît chacune de nos larmes : « Tu comptes mes allées et mes venues ; mets mes larmes dans tes vaisseaux ; ne sont-elles pas dans ton livre ? » (Psaume 56:8).

Et parce que Jésus est parfait, l’expression de sa douleur, ses larmes, est aussi parfaite. Nos émotions portent l’empreinte du péché, mais pas les siennes. « Car nous n’avons pas un souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir à nos infirmités, au contraire, il a été éprouvé en toutes choses, comme nous, mais sans péché. » (Hébreux 4:15). Et parce que la parfaite justice de Jésus nous a été imputée, sa parfaite tristesse est également devenue la nôtre. La tristesse sans péché de Jésus vient au secours de notre propre tristesse.

Dans l’histoire de Lazare, nous voyons un Dieu qui est non seulement affecté par la tristesse de son peuple, mais un Dieu qui est aussi capable de faire ressusciter la joie du tombeau du désespoir. Il amène la vie, là où il y avait la mort. L’histoire de Lazare nous fait regarder à la mort et à la résurrection de Jésus et à la résurrection finale quand toutes nos larmes seront effacées pour toujours. « Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. Il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni travail ; car les premières choses sont passées » (Apocalypse 21:4).

« Jésus pleura ». Ces deux mots, bien que très brefs, sont remplis d’espoir. Parce que Jésus a pleuré, nous savons qu’il comprend et qu’il est affecté par nos pleurs. Parce que Jésus a pleuré, ses larmes parfaites et sans péché sont devenues les nôtres. Et parce que Jésus a pleuré, nous avons l’espoir qu’un jour, nos larmes ne seront plus.

Article traduit par Daniel Zuwala. © 2018 Desiring God Foundation. Site web : DesiringGod

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