L’incrédulité obscurcit notre vision des choses. Elle nous pousse à des conclusions hasardeuses et à des décisions vraiment mauvaises.

Après que Jésus ait ressuscité Lazare d’entre les morts en Jean 11, les chefs religieux réalisèrent qu’ils étaient face à une crise sévère. Bien sûr, ils savaient déjà que Jésus était un personnage qu’ils devaient réussir à mettre de côté. Et ils avaient déjà essayé à plusieurs reprises. Mais aucune de leurs tentatives n’avait réussi à lui faire dire ou lui faire faire quelque chose qui pourrait le discréditer.

Mais là, il venait de ressusciter un homme qui était mort depuis quatre jours. De plus, il y avait eu de nombreux témoins, dont quelques-uns rapportèrent directement ce miracle aux pharisiens (Jean 11:46). Les choses commençaient vraiment à être hors de leur contrôle.

Analyse d’une mauvaise prise de décision

Alors les chefs religieux se réunirent pour une session d’urgence, et les pharisiens dirent :

Que ferons-nous? Car cet homme fait beaucoup de miracles. Si nous le laissons faire, tout le monde croira en lui ; et les Romains viendront, et ils détruiront et ce lieu et notre nation. (Jean 11:47-48)

Et nous connaissons tous l’affreuse décision qu’ils prirent à la fin de ce concile : « Ils délibérèrent afin de le faire mourir » (Jean 11:53).

Ce fut vraiment une mauvaise décision. Du point de vue de Dieu, tout se déroulait exactement en accord avec « la volonté déterminée et selon la prescience de Dieu » (Actes 2:23). Mais du point de vue de ces leaders religieux, c’était une erreur aux répercussions phénoménales.

Une erreur de calcul

Comment cela est-il arrivé ? Comment en sont-ils venus à faire cette terrible erreur ? Ce fut principalement le résultat d’une mauvaise vision de la réalité. Leur conclusion a été erronée, car ils sont passés à côté d’un facteur clé dans l’équation qui était devant eux.

Voici comment ils sont arrivés à leur conclusion en Jean 11:47-48. Malgré les nombreux signes, nous ne croyons pas que Jésus est le Christ ou un vrai prophète (Jean 7:52). Ainsi si le prophète (P) continue, alors (Q) nous perdrons le temple (c’est-à-dire notre position) et notre nation. De leur point de vue, leur logique s’articulait de la manière suivante : (P) entraîne (Q). Et donc pour éviter cette affreuse issue (Q), nous devons prendre la décision d’éliminer (P).

Ce qui rend ce calcul hasardeux est le fait qu’ils se trompent totalement sur Jésus. Et en se trompant à son sujet, ils choisissent de croire leur imagination à la place de la réalité. Leur incrédulité les empêche d’arriver à une bonne conclusion. Et le résultat, en effet, a été catastrophique. Leur erreur de calcul, causée par la crainte et par l’urgence, les a menés à prendre une décision ô combien pécheresse.

Pourtant, ils ont vu les signes, ils le reconnaissent au verset 47. Et Jésus leur dit également :

« Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez point. Mais si je les fais, et quand même vous ne me croiriez point, croyez à mes oeuvres, afin que vous connaissiez, et que vous croyiez que le Père est en moi, et que je suis en lui. » (Jean 10:37-38)

Mais ils n’ont pourtant pas cru en lui (Jean 10:25).

La meilleure façon d’éviter des erreurs qui coûtent cher

William Cowper, dans son célèbre hymne « Dieu agit d’une façon mystérieuse », écrit :

L’incrédulité aveugle nous fera sûrement égarer Et nous sonderons ses oeuvres en vain Dieu est son propre interprète Et il nous les révèlera en son temps

Il est vrai que cette forme d’incrédulité aveugle qui était à l’oeuvre dans la plupart des chefs religieux juifs qui se sont rencontrés cette nuit-là est du même type que celle que les inconvertis expérimentent. « Le dieu de ce siècle a aveuglé l’esprit, afin qu’ils ne soient pas éclairés par la lumière du glorieux Évangile de Christ, qui est l’image de Dieu  » (2 Corinthiens 4:4).

Cependant, toutes formes d’incrédulité, et même celle que les chrétiens sont susceptibles d’avoir, a cette tendance à nous faire voir les choses de la mauvaise manière. L’incrédulité nous rend aveugles vis-à-vis de ce facteur divin dans notre vision de la réalité. Quand nous ne croyons pas Dieu, quand nous ne croyons pas les promesses qu’il nous donne, alors, quel que soit le problème auquel nous faisons face, nos conclusions vont tout simplement être fausses. Et les décisions que nous pouvons prendre suite à ces mauvaises conclusions peuvent être vraiment mauvaises.

C’est la leçon que nous pouvons apprendre de ces chefs religieux. « L’incrédulité nous fera sûrement égarer ». La logique est importante, et tout particulièrement la logique de la foi. Les erreurs de calcul se payent chèrement. L’incrédulité entraîne toujours des dommages et parfois des dommages considérables. La meilleure façon d’éviter ces erreurs qui coûtent cher dans la vie chrétienne est de croire en Jésus.

Jésus veut nous faire éviter bien des soucis et des souffrances quand il dit : « Ne sois pas incrédule, mais croyant » (Jean 20:27).

Article traduit par Daniel Zuwala. © 2018 Desiring God Foundation. Site web : DesiringGod

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