Je suis certaine que la plupart des femmes connaissent bien la signification du mot « burnout ». C’est ce qui nous arrive quand nous prenons trop de choses sur nous et que nous craquons. Ces choses auxquelles vous preniez plaisir à faire s’entassent les unes sur les autres, et maintenant vous ne vous sentez plus la force de les porter. Elles sont lourdes. Elles sont difficiles. Et vous êtes fatiguées. Ce ne sont pas les tâches qui ont changé et qui sont devenues plus grandes, mais c’est vous-mêmes qui avez changé.

Vos engagements et vos responsabilités sont sûrement de très bonnes choses. Peut-être vous êtes-vous portés volontaires pour enseigner, pour faire l’école à la maison, pour conseiller, pour recevoir, pour aider, pour cuisiner, pour nettoyer, pour organiser, pour le faire le covoiturage. Et ensuite vous devez faire ces choses encore et encore, jour après jour. Vous ne voyez pas le bout du tunnel et vous vous sentez complètement fatiguée. Vous êtes lassées, vidées. J’aimerai donc vous jeter une bouée de secours et vous aider à sortir de ce mauvais pas dans lequel vous êtes embarquées.

Faites face à votre péché

Ce n’est pas un péché d’être fatiguée. En fait, c’est un bon signe. Cela montre que vous travaillez dur et que vous n’êtes pas en train de gaspiller votre temps dans l’indolence. La fatigue n’est donc pas un péché, elle est simplement la démonstration que nous sommes des êtres avec des capacités limitées. Nous ne sommes pas faites d’acier, nous sommes faites de chair et de sang. Et parfois, nous sommes à court d’énergie. Nous avons besoin du Sabbat, nous en avons besoin chaque semaine. Nous devrions travailler six jours, avoir un bon sommeil parce que nous travaillons dur, et puis nous devrions nous reposer le jour du Seigneur afin de recharger nos batteries pour affronter la nouvelle semaine qui s’annonce. Dieu a prévu que les choses se passent ainsi, et c’est une bonne chose. Et bien que cette fatigue physique ne soit pas un péché, elle peut cependant être accompagnée d’attitudes qui le sont.

Quand nous sommes fatiguées, nous sommes tentées de penser que nous n’avons pas accompli beaucoup de choses. Nous pouvons nous sentir découragées, coincées, et nous inquiéter qu’il n’y ait personne pour nous aider et nous soutenir. Nous pouvons croire que tout notre travail est en vain parce que nous allons devoir le refaire encore une fois le lendemain. Ou nous pouvons être déçues de ne pas avoir accompli tout ce qui était sur notre liste. C’est alors qu’on peut se souvenir de cette amie qui a pris des congés à l’étranger. Comment fait-elle pour échapper à tout cela ?

Ainsi, avant toutes choses, faites face à vos attitudes pécheresses avant de résoudre le problème du burnout. L’apitoiement sur soi n’a jamais aidé qui que ce soit à accomplir quelque chose, et ce ne sera pas non plus le cas dans cette situation. Mais une fois que vous avez confessé chaque péché devant Dieu, affrontez maintenant votre burnout. Comment en êtes-vous arrivées là ?

Apprenez à dire « non »

Nous pouvons diviser nos tâches en deux catégories principales, celles que nous devons faire et celles pour lesquelles nous nous sommes portées volontaires. Les tâches que nous devons faire nous ont directement été données par un Dieu bon et gracieux. Élever ses enfants et veiller sur ses enfants vont dans cette catégorie. Si Dieu vous a donné de nombreux enfants, vous êtes appelées à faire ce bon travail de les élever sous la discipline et l’admonition du Seigneur. Malheureusement garder la maison et d’élever ses enfants sont devenus des choses de moindre valeur et sont sous-estimés par la plupart d’entre nous. C’est du travail, c’est beaucoup de travail, mais c’est un bon travail. D’autres tâches vont également dans cette catégorie. Si vous devez travailler à l’extérieur pour subvenir à vos besoins et à ceux de votre famille, c’est aussi une tâche obligatoire. Vous ne pouvez pas décider que c’est juste trop difficile et ne plus vous montrer à votre travail.

Mais il existe une autre catégorie de tâches et de responsabilités que j’appellerai « celle qui semblait être une bonne idée au départ ». Les femmes sont souvent sensibles au vide qu’il peut y avoir dans certains domaines, et se pressent de le combler sans toujours évaluer le coût d’une telle démarche. Parfois elles se sentent manipulées, fortement conseillées à, ou culpabilisées pour se porter volontaire dans des responsabilités qui pourraient les mettre en surcharge. Vous avez accepté de recevoir l’étude biblique chez vous le mercredi soir, vous avez levé la main pour faire des gâteaux pour le repas communautaire, vous vous êtes engagés pour organiser la cérémonie de mariage. Et non seulement cela, mais vous vous engagés pour accompagner les jeunes lors leur sortie. Et maintenant toutes ces choses se sont accumulées sur le calendrier à un rythme effréné et vous sentez que certaines choses deviennent hors de contrôle et vous dépassent. Car maintenant, non seulement vous devez préparer le voyage, mais aussi trouvez quelqu’un qui pourra amener vos enfants à leur leçon de musique.

Quand nous parlons des tâches obligatoires, c’est celles-là qui sont prioritaires. Si nous n’arrivons pas à les gérer correctement, nous ne devrions pas en rajouter d’autres. Notre maison doit être bien gérée et notre emploi séculier correctement fait avant de regarder ailleurs. « Ils m’ont mise à garder les vignes, ma vigne, à moi, je ne l’ai point gardée » (Cantiques des cantiques 1:6). Votre vigne est votre priorité.

Vous n’êtes pas irremplaçables

Mais qu’en est-il du ministère de miséricorde ? Le bon Samaritain n’avait sûrement pas prévu dans son agenda de porter secours à un homme blessé. Et bien sûr que nous devrions être prêts à faire face à des besoins urgents quand ils se présentent. Mais parfois peut-être que nous occupons des tâches que des personnes plus équipées que nous pourraient accomplir. Si vous êtes un aide-soignant débordé et qu’il y a une infirmière disponible juste à côté de vous, déléguez-lui certaines tâches. Laisse-la prendre en charge ce que vous ne pouvez pas faire à ce moment.

Pour ce qu’il en est du travail de conseiller les uns et les autres, nous devrions tous être capable, avec une connaissance basique de la Bible, de nous encourager les uns les autres. Et s’il y a besoin d’un travail plus profond, il n’y a rien de mal à trouver une personne plus qualifiée que nous pour prendre le relai. Toutes les situations ne sont pas des urgences. Vous allez peut-être devoir raccourcir vos visites, ou si vous êtes trop débordées pour aider, vous devriez prier pour que Dieu trouve quelqu’un pour vous remplacer. Quelqu’un de neuf pourrait être bien plus efficace que vous êtes actuellement. Rappelez-vous, vous n’êtes pas irremplaçables.

Ne brisez aucune promesse

Mais que faire si vous n’avez pas de charges supplémentaires, mais que cependant vous vous sentez vidées ? Dans ce cas, il est temps de vous asseoir et de faire un inventaire. Demandez à Dieu de vous aider à évaluer correctement la situation. Quelles sont les tâches prioritaires ? Qu’est-ce qui vous empêche de les accomplir ? Est-il possible de vous faire aider ? Pouvez-vous mieux organiser votre temps ? Pouvez-vous vous séparer d’une tâche qui ne serait pas indispensable ?

Il est aussi important que garder un peu de recul. Parfois les engagements que nous avons pris ne sont que pour un temps précis, et nous aurons par la suite une période plus calme. Quand nous avons de plus grands engagements et de plus grandes responsabilités et que nous ne sentons plus la force de les accomplir, c’est alors le moment parfait pour appeler Dieu à l’aide.

Fortifiez donc vos mains languissantes, et vos genoux affaiblis ; et faites à vos pieds un chemin droit, afin que ce qui cloche ne se dévoie pas, mais plutôt qu’il soit guéri. (Hébreux 12:12-13)

Soyez résolue à ne pas fléchir, cela ne serait pas une marque d’amour pour votre prochain. Si vous avez dit que vous alliez faire ces gâteaux, vous ne pouvez pas revenir sur votre parole et simplement amener des paquets de chips. Si vous vous êtes engagés à aider pour la cérémonie, vous ne pouvez pas zapper les rencontres pour la préparation. Vous êtes chrétiennes ! Nous gardons nos promesses. Vous ne pouvez pas appeler une heure avant le départ du voyage des jeunes et dire, « Désolé, quelque chose est arrivé, et je ne pourrais pas être là. »

Une des manières d’apprendre à être sage avec nos engagements est de les tenir quoiqu’il arrive. Si nous restons tard le soir pour faites les gâteaux, nous y repenserons à deux fois avant de nous engager alors que nous sommes déjà débordées. Et nous verrons que ce n’est pas un péché de dire non. Ce n’est pas un péché de laisser quelqu’un d’autre se porter volontaire. Une personne a dit avec beaucoup de sagesse, « Ce n’est pas parce qu’il y a un besoin, que vous êtes appelés à le remplir ».

Alors, tenez les engagements que vous avez pris par la grâce de Dieu. Ne perdez pas courage. Demandez à Dieu de vous donner la force. Et ensuite, arrêtez d’ajouter des tâches à votre agenda pour un temps. Prenez un peu de repos, et priez pour un rafraichissement spirituel.

Article traduit par Daniel Zuwala. © 2018 Desiring God Foundation. Site web : DesiringGod

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