Après huit mois de mariage, mon nom de jeune fille est toujours mon patronyme légal.

Pour faire bref, nos papiers se sont perdus dans le courrier, puis nous avons déménagé dans un nouvel état dans lequel nous avons dû faire face à une obligation de résidence de six mois avant de pouvoir faire une demande de changement de nom. J’ai parfois été au bord des larmes mais depuis je me suis calmée et je suis toujours en train de chercher comment devenir une Holmes le plus tôt possible.

Pendant ce temps, j’ai lu comment Zoe Saldana et son mari Marco n’avaient eu de leur côté aucun de ces problèmes. Bien que je sois habituée à voir des actrices ne pas prendre publiquement le nom de leur mari, Zoe et Marco ont rajouté une nouvelle petite originalité. Cette fois, c’est Marco qui prendrait le nom de sa femme.

« J’ai essayé de l’en dissuader », dit Saldana dans un interview, « Je lui ai dit, ’Si tu prends mon nom, tu vas de te faire émasculé par la communauté des artistes, par la communauté latine et par le monde entier’. Mais Marco m’a regardé et m’a dit, ‘Zoe, je n’en ai rien à […]’ »

Et une foule de progressistes ont laissé échappé un, « Amen ».

Quelle est l’importance après tout de ce changement de nom ?

Nous sommes une famille

J’ai huit frères et soeurs, dont sept furent adoptés. Ils avaient tous un nom différent sur leur certificat médical quand ils sont sortis de l’hôpital. Six mois après que chacun d’entre eux arrivèrent à la maison, nous sommes tous parti dans le van en direction du tribunal et nous sommes passés devant le juge afin de finaliser leur adoption et leur changement de nom. Dorénavant, ils ne seraient plus légalement appelés par leur nom de naissance. Ils ont été adoptés dans une nouvelle famille avec tous les droits et les privilèges que cela implique. Ils sont maintenant appelés par un nouveau nom, comme quand nous avons été adoptés dans la famille de notre Dieu (Apocalypse 3:12).

De la même façon, soit que nous ayons été adoptés, ou soit que nous soyons nés dans notre famille, nous avons reçu le nom de nos parents. Nous avons été marqués comme leurs enfants et comme ayants droit à tous les privilèges que cela implique. Habituellement, quand nous grandissons, nous n’abandonnons pas notre nom pour en choisir un autre sur un coup de tête. Habituellement, nous en choisissons un autre quand nous faisons partie d’une autre famille.

Nous sommes un

Quand mon mari et moi nous avons décidé de nous marier, nous ne l’avons pas simplement fait parce que nous voulions nous réveiller tous les matins l’un à côté de l’autre, ou pour élever une famille ensemble, ou pour partager les factures. Dans cet âge moderne, le mariage n’est même plus nécessaire pour faire ces choses. Nous nous sommes mariés parce que, en tant que chrétiens, nous savions que le mariage est une alliance instituée par Dieu pour sa gloire, pour notre joie et pour le bien de ceux qui nous entourent. À travers le mariage, nous passons de deux personnes séparées, à une seule et même chair (Genèse 2:24). Nous sommes maintenant une équipe.

Plus que simplement un moyen pour notre propre joie ou notre propre plaisir personnel, plus même qu’un moyen pour notre sanctification personnelle, le mariage est une représentation à la vue du monde entier, de la relation que le Christ a avec son épouse, l’Église (Éphésiens 5:22-33). Le changement de nom est alors une manière de symboliser cette union, ce lien unique.

Nous sommes différents

Alors pourquoi n’ai-je pas laissé mon mari se débrouiller avec toute cette paperasse afin qu’il change son nom à lui sur tous ses documents officiels ?

Le changement de nom n’est pas une tradition universelle. Mais en tant qu’habitante du monde occidental, la raison pour laquelle j’ai décidé de prendre le nom de mon mari était afin de communiquer que non seulement nous sommes une nouvelle famille et que nous sommes maintenant unis, mais aussi qu’il est ma tête (Éphésiens 5:23). Je ne suis plus une personne indépendante mais je suis maintenant appelée à me soumettre volontairement à son leadership dans ma vie.

Cet appel ne signifie pas que je suis la bonne à tout à faire de mon mari, ou que je ne peux pas avoir une opinion contraire ou un désaccord avec lui. Cela ne signifie pas non plus que je n’ai pas mes propres pensées ou perspectives, ou qu’il n’écoute jamais mes conseils ou qu’il ne fait pas de sacrifices pour laisser passer mes intérêts avant les siens (1 Pierre 3:7). Cependant, dans la bonne providence de Dieu, Dieu a décrété que mon mari est ma tête (1 Corinthiens 11:3) et qu’il est le leader que je dois suivre joyeusement.

Je souhaite aux Saldanas un joyeux mariage et je les félicite pour leurs magnifiques jumeaux. Mais quant à moi, je continuerais à arpenter la ville encore six mois s’il le faut pour changer mon nom sur mon permis de conduire, ma carte de sécurité sociale et sur mes comptes bancaires.

J’attends avec impatience d’être une Holmes. En partie aussi parce que quand j’épèlerais mon nom au téléphone, je pourrais prendre un raccourci que je n’aurais jamais pu faire avec mon nom de jeune fille beaucoup plus difficile à épeler en disant, « Holmes, oui, comme Sherlock ». Mais c’est aussi parce ce changement de nom en tant que femme illustre cette vérité que nous appartenons à une nouvelle famille, dirigée par notre mari — une famille dont l’objectif est d’être façonné à l’image de ce Père qui nous appelle par notre nom.

Article traduit par Daniel Zuwala. © 2018 Desiring God Foundation. Site web : DesiringGod

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